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Contribution

Cette contribution est issue de l’ouvrage collectif : Sylvie Allouche (éd.), 24 heures chrono, naissance du genre sécuritaire ?

24 heures chrono dans les mots des internautes : notes et commentaires du site AlloCiné

La série culte 24 heures chrono est souvent présentée comme un symbole culturel de l’Amérique post-11 Septembre1 et de la présidence républicaine de Georges W. Bush2. La série met en scène les aventures en temps réel d’un agent (Jack Bauer) travaillant au sein d’une cellule antiterroriste (Counter Terrorist Unit). Celui-ci est confronté chaque saison à un ticking time bomb (TTB) scenario3 (« scénario de la bombe à retardement » en français). Des millions de foyers américains suivent ainsi Jack Bauer alors qu’il lutte contre des menaces protéiformes à l’encontre des États-Unis et du peuple américain : guerre mondiale, bombes nucléaires, armes biologiques… Le niveau élevé des chiffres d’audience de la chaîne Fox atteste de l’importance de la série dans les pratiques culturelles américaines du début du xxie siècle. Entre 2001 et 20144, la série enregistre une audience équivalente ou supérieure à certains programmes de divertissement plus « généralistes » (des jeux télévisés comme Deal or no Deal, Skating with celebrities) ou séries à succès (CSI, Cold Case). Si on observe les chiffres du box-office annuel, l’audience la plus faible s’élève à 6 millions de ménages5 (6 330 000 ont regardé la neuvième et dernière saison) en 2014, tandis que l’audience la plus forte est atteinte lors de la cinquième saison en 2006 où près de 14 millions de ménages américains regardent la série. Cette forte popularité domestique se retrouve aussi lorsqu’on analyse les données relatives à sa diffusion internationale. Disponible sur différents continents (Europe, Afrique, Asie), 24 heures chrono est un succès international important. En Europe, la série est diffusée sur BBC Two puis après la deuxième saison sur Sky One pour le Royaume-Uni, sur Canal Plus en version multilingue à partir de 2002 (où plus d’un million de spectateurs l’ont regardée) puis à partir d’avril 2003 sur TF1 en France, sur BETV puis RTL-TVI pour la Belgique ou TSR1 pour la Suisse. En Afrique, on peut notamment citer la chaîne Première pour la Côte d’Ivoire.

Au-delà de sa capacité à attirer un nombre important de télespectat.eur.rice.s, 24 heures chrono donne lieu à une importante production académique et journalistique. La première interroge notamment les représentations de la torture6, se penche sur l’Amérique en guerre7 et sur le « modèle » américain8 ou s’empare de la question de la représentation des Arabes et des Musulmans9 ainsi que de la politique néolibérale états-unienne10. Suivant le calendrier de diffusion hexagonale de la série, de nombreux journalistes français (ou francophones) écrivent des articles, et même des livres, sur une série devenue un véritable « phénomène » culturel. Ceux-ci recoupent différents genres. Un nombre important d’articles présentent la/les futures ou nouvelles saisons, d’autres écrits se focalisent sur les comédien.ne.s (principalement l’acteur principal Kiefer Sutherland)11, questionnent les représentations véhiculées par cette série12 ou abordent la question de la torture dans la série américaine13. Les débats et interprétations suscités par 24 heures chrono dépassent également le champ restreint de la critique « expert »14 et de l’analyse universitaire. À la suite d’articles sur des sites de presse en ligne (Le Monde, Télérama, Libération, Le Figaro…) ou de pages dédiées à la série sur des sites spécialisés (AlloCiné15, IMDB16, Rotten Tomatoes17…), beaucoup d’internautes rédigent des avis portant sur certains aspects de la série (personnages, comédien.ne.s, épisodes, saisons, réception de la série) ou écrivent des articles sur la série en général (importance de celle-ci, arcs narratifs).

Si de nombreux films ont déjà fait l’objet de travaux analysant les commentaires rédigés dans des « communautés virtuelles », rares sont les recherches qui ont choisi de combiner une analyse de commentaires et de notes sur les séries télévisées. L’analyse de ces écrits numériques constitue pourtant un matériau analytique essentiel. En permettant d’accéder à un corpus important d’écrits librement rédigés par des membres d’une communauté virtuelle réuni.e.s par un intérêt commun, les forums constituent des traces accessibles donnant les moyens de mesurer « la popularité d’un produit culturel » et « d’approfondir les modes d’appropriation d’un nombre grandissant de programmes par un public, mais aussi de leurs commentaires »18. Ce faisant, l’étude des commentaires sur des forums, des blogs et autres types de sites internet (individuels ou attachés à un média) permet d’examiner « la réception d’une série par un nombre souvent important d’individus »19.

Notre article se propose d’analyser la relation entretenue par des critiques amateurs avec une œuvre qui a une place essentielle dans les pratiques sérielles françaises du début du xxie siècle. Comment se caractérise la relation entre cette série – que les internautes regardent – et leur opinion sur celle-ci ? Quels sont les mondes lexicaux de la critique « amateur » ? Les internautes mettent-ils/elles en avant des enjeux éthiques et moraux dans leurs critiques ? Dans un premier temps, il s’agit d’expliquer la méthodologie employée dans cet article. Nous présentons le choix du site internet (AlloCiné) qui sera au centre de cet article. Nous définissons trois groupes de critiques : les critiques « visiteurs », les « critiques ordinaires » et enfin les membres du « Club 300 ». Après cette première partie consacrée à la contextualisation de notre recherche, nous procédons à l’examen des notes et avis attribués par les internautes. Il s’agit d’abord de revenir sur l’évaluation quantitative des internautes et notamment d’étudier les différences dans la distribution des notes en fonction du statut de ces derniers. Ce travail est complété par une analyse lexico-sémantique du corpus constitué par les avis laissés par les internautes sur AlloCiné.

I. AlloCiné : un site internet d’information francophone de référence

Les commentaires en ligne sont présents sur beaucoup de sites internet, et principalement sur les sites de « Notes et Avis (N & A) ». Les internautes peuvent y laisser leur opinion librement et noter les biens qu’ils consomment. Cette « nouvelle forme d’évaluation »20, que l’on retrouve dans différents secteurs, a permis le développement de travaux en sociologie économique, en marketing ou économie, en analysant notamment ces dispositifs d’évaluation21, le poids des premiers avis laissés sur les sites sur les évaluations suivantes22 ou l’interdépendance entre critique « experte » et « profane »23.

« Service historique d’acquisition d’informations sur le cinéma », AlloCiné24 est un site internet francophone de référence produisant des informations publiées par une équipe de salariés professionnels sur le cinéma, les séries télévisées et les émissions télévisées. Le site produit également du contenu informatif (« news », « trailers »), du contenu segmentant (une offre destinée à un public jeune : « kids ») et enfin des informations sur les sorties ou classements de DVD et Blu-rays (« dvd/blu-ray sortis ce mois-ci » ; « les meilleurs dvd/blu-ray selon les spectateurs » « dvd/blu ray pour enfants »).

Dans le cadre de cet article, nous étudions les commentaires et notes laissés par les internautes dans la section du site consacrée à la série 24 heures chrono25. Cette section permet aussi d’accéder à un ensemble d’informations liées à la série (saisons et épisodes, casting, photos de tournage, vidéos, podcasts). Le visiteur accède à des analyses rédigées par des « critiques ordinaires »26. Comme le souligne Bourgatte27, AlloCiné permet à l’internaute « de dévoiler ses aptitudes critiques, mais aussi d’accroître ses compétences en lisant les critiques des autres »28. Reproduisant la méthodologie employée dans les travaux analysant conjointement des notations et des textes dans le marché de l’hôtellerie29, l’organisation de la structure de la critique du cinéma30 ou de la critique cinématographique française31, nous étudions ces deux données (notations et avis) sur la série 24 heures chrono disponibles sur AlloCiné32. Nous analysons le corpus formé par l’ensemble des données disponibles dans l’espace « critique spectateurs ».

Parmi le groupe des internautes disposant d’un compte AlloCiné, nous distinguons les critiques amateurs « ordinaires » (i.e. ceux qui laissent un ou plusieurs commentaires et/ou notes) et les critiques « experts ». Ces derniers appartiennent au Club 30033. Ils représentent une « communauté des membres les plus actifs d’AlloCiné, autant des experts du cinéma et des séries que les meilleurs contributeurs de la toile francophone ». Suivant une logique de « don contre don »34, ces contribut.eur.rice.s reçoivent, en échange des nombreuses critiques qu’ils écrivent, des avantages symboliques et non financiers. Cela leur permet « d’assister à des projections privées, des master class, des rencontres de professionnels du cinéma et des séries, des festivals ou encore des tournages ». Leurs contributions sont aussi mises en valeur sur le site internet (« Label Club des 300 »). Les membres de cette communauté apparaissent comme un groupe élitiste au sein de la communauté des internautes d’AlloCiné. Si les critères de sélection de ces internautes apparaissent pour le moins opaques, ils constituent, selon le site, « les meilleurs contributeurs de la toile francophone ». Alors que les membres de la communauté AlloCiné peuvent avoir des abonnés et rédigent fréquemment des critiques, les critiques « amateurs » visiteurs sont des internautes qui ont rédigé un seul avis sur le site et qui porte sur 24 heures chrono.

II. 24 heures chrono : une évaluation très positive dans un système de notes lacunaire

Données essentielles du site internet AlloCiné, les notes, désignées sous l’appellation « Critiques Spectateur », sont comprises sur une échelle entre 0,5 sur 5 (note la plus basse) et 5 sur 5 (note la plus haute). À la différence des films qui font l’objet d’une double évaluation, de la part des journalistes (« critique presse ») et des internautes (« critiques spectateur »), les pages consacrées aux séries ne présentent que des critiques amateurs.

A. Une série très appréciée

De manière générale, les internautes ayant évalué la série américaine lui ont attribué une note très élevée. Si on prend en considération les notes données par les 755 internautes ayant laissé un commentaire sur 24 heures chrono, on observe que la note moyenne attribuée à la série est très élevée (4,4/5), et que plus des deux tiers des internautes ayant laissé une note et un commentaire ont donné une note maximale (5). À l’inverse, seulement 3 % a donné une note minimale (0,5 sur 5) et moins de 10 % de l’ensemble des internautes (6 %) a donné une note inférieure à 2.

L’examen des trois groupes d’internautes permet d’observer des différences importantes. Premièrement, la distribution des notes au sein du groupe des « critiques ordinaires » est identique à la distribution des notes de l’ensemble des internautes. La note moyenne donnée par ce groupe est égale à celle du groupe des « visiteurs » (4,5). Celle-ci est très supérieure à la note moyenne donnée par les membres du Club 300 – qui s’élève à 3,7. Deuxièmement, on observe dans chaque groupe une même répartition des effectifs par note : une très forte majorité donne une note maximale ou supérieure à 4 et un nombre très faible d’entre eux donne une note minimale ou inférieure à 2. 67 % des membres du Club 300, 87 % des « critiques ordinaires », 88 % des « visiteurs » donnent une note supérieure à 4. Troisièmement, l’analyse des notes du groupe des membres du Club 300 donne à voir une distribution moins déséquilibrée.

Répartition des effectifs des internautes du site AlloCiné en fonction des notes attribuées à 24 heures chrono

Fig. 1. Répartition des effectifs des internautes du site AlloCiné en fonction des notes attribuées à la série 24 heures chrono.

Ce rapide examen des notes données par les critiques amateurs sur le site AlloCiné nous montre que 24 heures chrono est évaluée très favorablement. Ce résultat confirme l’évaluation très positive de la série observable auprès d’autres communautés de critiques amateurs non francophones. La note de la série américaine est de 8,3/10 et 87% respectivement sur IMDB35 (note moyenne obtenue auprès de 168 647 internautes) et Rotten Tomatoes36 (pour les journalistes et pour les critiques amateurs).

B. Un système d’évaluation qui pose des questions d’interprétation et d’utilisation

Si l’analyse des notes données à la série montre que celle-ci est évaluée de manière très positive par l’ensemble des groupes différents de critiques amateurs, les conclusions de cette première analyse doivent être pondérées. Premièrement, l’échelle des notes est – très – restreinte. Le faible nombre de graduations pose des questions méthodologiques pour l’interprétation des différences entre la note maximale (5 sur 5) et 4 sur 5. Or 87 % des internautes ayant donné une note et un avis sur la série donnent une des trois notes supérieures ou égales à cette note (4/5, 4,5/5 et 5/5). Deuxièmement, l’analyse exhaustive des commentaires donne à supposer que l’échelle a évolué : plusieurs internautes ont en effet dans leur commentaire exprimé leur souhait de donner une note supérieure à 4 étoiles, ce qui nous conduit à penser que la note maximale a été pendant une période de 4 (et non de 5 sur 5). Enfin, le site regroupe au sein d’un même ensemble des internautes ayant attribué une note censée être excellente et d’autres ayant donné une note censée être corrélée à un jugement plus modéré.

Mon 4 étoiles des 4 étoiles, série déjà mythique, tout simplement un concept génial dit « en temps réel » (enfin presque), des acteurs épatants en tête desquels Kiefer Sutherland extra en Jack Bauer, rien que le nom, ça pète. Certains critiqueront cette série sur le simple fait que le héros se sort de situations inextricables, et alors, c’est Jack Bauer ! Niveau scénario, à part la saison 6 qui laisse un peu sur sa faim et qui ne va pas au bout selon moi de ses possibilités, les autres m’ont tenu en haleine jusqu’à la dernière minute du 24e épisode. Des seconds rôles attachants, qui tiennent leur rang face ou avec Jack, du suspense, de l’action, de l’émotion, de la tension, que du bon dans 24, série à voir absolument si vous êtes passés à côté. (banban59, 1 abonné, 59 critiques, note 5)

Les 5 étoiles n’existent pas ? Quel dommage ! Série culte ! Je ne m’en lasse pas. Vive 24. Tout simplement énorme. (Crazy59, 2 critiques, note 5)

L’examen des commentaires internautes montre parfois une incohérence entre la note donnée et celle souhaitée – et justifiée – dans leur avis. Le critique peut vouloir donner une note ou hésiter entre plusieurs, alors que le site n’affiche qu’une seule note. Plus généralement, le système de notes pose des difficultés aux internautes qui se trouvent à donner une note – potentiellement très haute – à une série appréciée, mais pour laquelle ils/elles repèrent des limites.

Je regarde 24 depuis 3-4 ans et je me décide enfin à poster une critique : sincèrement c’est à mes yeux la meilleure série qui existe… Le seul reproche que j’ai à y faire c’est justement que ça me dégoûte de toutes les autres ! Les presque 2 années qui se sont écoulées entre la 6 et la 7 m’avaient fait lâcher, j’étais reparti sur Heroes /PB /Lost, mais depuis que la saison 7 a repris je m’en fiche un peu ! Une Saison 7 toujours aussi bien que les autres d’ailleurs. Honnêtement, je ne saurais pas dire quelle saison est en dessous ou au-dessus des autres parce qu’elles ont toutes un scénario énorme ! Et ceux qui viennent sortir en mettant des 0 étoile en ayant juste eu des échos de la série, en disant que les « méchants » sont toujours les musulmans, sans avoir rien lu, abstenez-vous de critiquer… Suffit de voir la Saison 1, les ennemis sont Serbes, après dans les autres saisons on a souvent le Moyen-Orient qui revient, mais bon, on n’y peut rien si Al Qaeda vient de là-bas ! Quant au personnage de Jack Bauer, je le trouve super, je n’ai rien envie de spoiler ici, mais je trouve que les situations qui reviennent souvent de devoir violer le protocole, etc. sont assez réalistes, tout comme le dilemme entre vie professionnelle et vie sentimentale. Bref, Jack Bauer, c’est un personnage vraiment super, qui sait être violent quand il le faut… Après c’est sûr que ça peut choquer certains, mais bon.. D’ailleurs, à ce point, comme il le dit lui même à un passage dans la saison 7, en répondant à « Les règles sont ce qui nous rendent meilleurs », « Pas aujourd’hui » rien que ça résume pas mal le fait que pour savoir préserver l’intégrité d’un pays faut sûrement savoir faire des choses pas très jolies jolies des fois. Bref, je mets 4 étoiles, mais 24 en mérite limite 5 ! Ceux qui hésitent à se mettre à 24, n’hésitez plus ! » (djobba, 3 critiques, note 5)

L’analyse conduite dans cette partie montre que la série 24 heures chrono bénéficie d’une évaluation très favorable parmi les membres de la communauté AlloCiné et parmi les visiteurs de ce site, résultat en accord avec les évaluations disponibles sur des sites internet similaires. Pour autant, les différentes limites posées par le système de notes d’AlloCiné nous conduisent à compléter ce premier travail par un examen approfondi des commentaires rédigés sur celle-ci.

III. Les commentaires des critiques « amateurs » : une « écriture électronique » adaptée à un contenu sériel

Nous examinons le corpus formé par les avis des critiques amateurs en nous intéressant d’abord à certaines spécificités qui échappent au logiciel de traitement lexicographique (nombre de lignes, mots ou adjectifs en majuscule…). Nous regardons ensuite de manière spécifique les corpus formés par les commentaires des trois groupes précédemment identifiés.

Sur le plan formel, on assiste à de fortes variations stylistiques dans les 75537 commentaires rédigés entre septembre 2006 et mai 2020. Premier critère observé, la longueur des commentaires est variable. Celle-ci va de la simple observation circonstanciée (« La série que j’ai tant aimée… Merci ! Pour cette série que je connais par cœur » ; « L’une des meilleurs sériés qui a apporté un vrai concept ») à la formulation d’une argumentation (signes de ponctuation inclus), voire à de véritables textes critiques allant d’une dizaine de lignes à une ou même deux pages où s’expriment une expertise sérielle (comparaisons fréquentes de 24 heures chrono avec d’autres séries populaires ou de niche) et l’utilisation d’un vocabulaire cinématographique spécialisé (cliffhanger, split screen, spoiler…). La longueur moyenne, 5 à 6 lignes, témoigne d’un engagement dépassant une évaluation hâtive. Ce constat est renforcé par le faible nombre d’analyses rapides. Seulement 3 % des commentaires font moins de 3 lignes. Rédiger un avis est envisagé par les internautes comme un exercice critique dans lequel les contribut.eur.rice.s expriment un savoir reposant sur une mise en avant de motivations « personnelles (plaisir d’écrire), culturelles (défendre un auteur), sociales (valoriser cette activité critique autour de soi) »38 ou professionnelles39.

L’analyse du contenu du corpus permet aussi de remarquer le recours relativement fréquent à des mots ou adjectifs écrits en lettres capitales, en particulier chez les internautes donnant une note maximale. Il s’agit d’un moyen graphique et visuel pour les internautes d’insister sur un élément. La plupart sont employées afin de mettre en valeur les qualités de la série, de donner un verdict sur la place de la série au firmament des productions sérielles (« LA MEILLEURE », « LA série », « THE SERIE », « THE BEST ») ou de mentionner un attachement personnel pour Kiefer Sutherland (« KIEFER SUTHERLAND », « KIEFER ») ou pour la série au travers de l’usage de pronom possessif (« MA SÉRIE »).

No comment ! C’est LA série… Vivement la saison 7 ! (zoukinas, 10 critiques)

24 heures chrono est la série phare des années 2000 ! c’est vraiment la série la plus addictive que je connaisse…les rebondissements sont nombreux et on y croit ! Même les acteurs récurrents de la série peuvent mourir d’un moment à l’autre… et bien sûr notre héros JACK BAUER, indestructible qui s’en sort toujours dans des situations les plus désespérées toujours aidée par sa fidèle amie CHLOE O’ BRIAN Toutes les saisons ont étés réussies notamment la saison 8 avec son final émouvant KIEFER SUTHERLAND après une belle carrière au cinéma, mais sans devenir une grande star à trouvé le rôle de sa vie et une célébrité mondiale grâce a son rôle de JACK BAUER de cette série tout simplement géniale et je suis super impatient de le retrouver l’année prochaine. » (randall24., 2 abonnés, 4 critiques)

Excellente série… toujours un rythme à son maximum, Kiefer SUTHERLAND excelle… (Devon MILES, 1 abonné, 6 critiques)

24 la série d’action incontournable pour moi ! j’adore le suspense et le stress de cette série ! (surtout la saison 1, 2, 4 et 5) la saison 6 m’a déçu par son manque de personnages charismatique et attachants (faut dire que Tony, Michelle, Palmer ou encore Mason sont tous morts (merci la saison 5)) saison 3 trop molle à mon goût (et la moitié de la saison se passe au Mexique ce qui n’est pas très amusant) saison 5 trop de cadavres à mon goût (c’est ça qui fait la force de la saison d’accord, mais ils auraient pu épargner Tony (qui se fait tué comme un bleu) pour prévoir de bonnes saisons a suivre (en plus, sa mort n’a servi a rien))(en revanche j’ai lu qu’ils prévoyaient de le faire revenir… la je dit les scénaristes ont intérêt a faire gaffe ça peut détruire la crédibilité de la série si c’est pas bien travaillé, a voir) Bref THE série d’action/suspense par excellence j’attends la saison 7 avec impatience ! (blidus99, 11 critiques)

MA SERIE PRÉFÉRÉE ! Tout simplement géniale, le suspense est toujours présent, on s’y accroche jusqu’à la dernière seconde… tout y est ! J’ai toutes les saisons chez moi en DVD, mais, dès que je regarde un épisode, je regarde tous ceux d’après jusqu’à la fin de la saison ! sauf si je suis trop fatiguée… C’est un peu stressant par moments, même tout le temps, mais c’est ça qui me plaît beaucoup… La meilleure de toutes les séries cultes ! (Kk69, 9 abonnés, 27 critiques)

Mamamia ! Cette série c’est de la bombe, une fois le premier épisode vu, on ne peut plus s’empêcher de regarder la suite. C’est simple dans cette série il y a quatre grands aspects inédits en eux-mêmes : LE SUSPENSE à tuer L’ÉMOTION surtout en anglais c’est 10 fois mieux LES REBONDISSEMENTS ET LE RÉALISME incontournable. On n’aura jamais vu une aussi bonne série (Picoscrope, 39 critiques)

Mais quelle série !  !  !  ! J’en suis pour le moment à 3 saisons… et je ne m’en lasse pas du tout ! Le montage et le scénario est à chaque fois décoiffant, original et innovant. Les personnages sont très bien exploités et l’histoire (quoi que toujours incroyable) est crédible. Le personnage principal, Jack Bauer nous fait trembler… Bref une série d’action hors normes, surtout pour ceux qui comme moi n’aiment pourtant pas trop les téléséries. La saison une est pour moi la meilleure des trois premières, mais les deux suivantes sont superbes et nous promettent aussi de bons rebondissements !  !  ! Car c’est ça qui est excellent dans cette série, à chaque fin d’épisode… on a envie d’enchaîner avec le prochain… Jamais une série ni même un film ne m’a fait cet effet… Si j’avais pu je vous aurais même mis 10 étoiles pour la noter !  !………………………………. EN DEUX MOTS : De l’action, de la musique super, des acteurs excellents, un scénario à rebondissement, … TOUT EST EXCELLENT… 24 heures chrono deviendra une série culte, ça c’est sûr !  !  ! (jutjut, 2 abonnés, 191 critiques)

24 heures chrono : QUI AIME LE SUSPENSE LA GEOPOLITIQUE LES SOAP OPERA NE PEUT QU ETRE ACCRO. LA SERIE DECRIT LA JOURNÉE D ’un agent CHARGEZ DE LA LUTTE ANTI TERRORISTE FACE A UNE CRISE GRAVE. LA SERIE EST LIER AU CHARISME DE KIFFER SUTHERLAND SON INTERPRÈTE PRINCIPAL. IL FAIT EN SORTE QUE LE SUSPENSE RESTE ENTIER. REGARDE LA C 4EST UNE SERIE CULTE. » (Un visiteur, 0 critique)

Plus rarement, l’usage de mots et adjectifs écrits en lettres majuscules est aussi une technique employée par les internautes pour insister sur les défauts et les limites importantes de la série. L’impact visuel recherché est alors de guider l’attention du lectorat vers des termes exprimant un rejet fort (« édifiants », « abyssal »)

J’ai vu toutes les saisons sur Canal+ et je viens de m’arrêter subitement en plein milieu de l’épisode 7 de la saison 6, car mon estime s’est effondrée d’un coup pour cette série. ÉDIFIANT : Jack Bauer torture son Frère et son Père commet un Infanticide en moins d’une heure ! Je n’ai pas du tout supporté cette imbécillité scénaristique, car j’ai un frère et un père et je les adore. Je pense qu’il ne manque plus que le Parricide quand Jack Bauer va apprendre que son père est un ripou. Non, c’est vraiment ABBYSSAL ! On en avale des couleuvres tout le long de cette série, mais là c’est les toilettes qui explosent ! Je n’avais déjà pas trop aimé dans la saison 2 ou 3 où Bauer a dû abattre comme un chien le directeur de la CTA sur ordre d’un terroriste. Cette obligation à chaque fois de tuer des gens pour en sauver des « millions » est devenue usante ! Allez je vais dire adieu à 24 et je vais me consoler sans problème avec SKINS qui est bien plus rafraîchissants ! (vicemijoco, 0 critique)

En cohérence avec la note très favorable de la série donnée par les internautes, le jugement de ces derniers s’appuie majoritairement sur un registre laudatif et comparatif. Cela se retrouve dans l’emploi très important de qualificatifs servant à juger la qualité supérieure de la série par rapport à l’ensemble de la production fictionnelle contemporaine passée, présente, voire future. La série est ainsi désignée sous le qualificatif de « la meilleure série de tous les temps », « la meilleure » ou sa traduction anglaise « THE BEST ».

désolé d’être un peu méchant avec ceux qui n’aiment pas cette série, car j’estime qu’ils n’ont pas compris que c’était la meilleure série que l’on a jamais vu à la télé, la mieux scénarisée, avec des intrigues à couper le souffle, suspens imprévisible, que du lourd pour les mecs de “Fox”. Jack joue irrésistiblement bien, il habite énormément son personnage, il a l’attitude parfaite, Chloé O’Brian, Wayne palmer, Morris, Buchanan, Milo, Nina Myers, tous sont géniaux et de très bon acteur. pour moi c’est la meilleure série de tous les temps…les 4 étoiles ne suffisent pas, il en faudrait 10… (marcosee75, 0 critique, 0 abonné)

24 est une des meilleus série que je regarde de saison en saison on est toujours accro (fibnacci, 16 critiques, 0 abonné)

C’est simple, 24 est la meilleure série qu’il m’a été donné de voir. Une fois le 1er épisode vu, on est obligé de voir les 23 autres. La série ne s’est pas essoufflée au fil au temps, au bout de 6 saisons on est toujours accro. Compte à rebours stressant, cliffhangers diaboliques, suspense intense et accrocheur sont au rendez-vous. L’émotion n’est pas en reste avec de vrais moments de tension pure grâce notamment aux acteurs, tous très bons et qui, pour une fois, ne sont pas choisis sur leur physique, mais sur leurs qualités professionnelles. Les scénarii sont très élaborés, inspirés pour certains de l’actualité, et nous mènent en bateau jusqu’au dernier moment. La musique est tout simplement géniale(travail époustouflant de Sean Callery). Je ne peux pas émettre de classement, car chaque saison est très bonne. J’espère que 24 continuera encore longtemps, car avec des scénarii, des acteurs et une mise en scène de ce niveau, on ne peut qu’espérer entendre le compte à rebours très longtemps ! (bauer22, 42 critiques, 0 abonné)

Les critiques des internautes peuvent aussi comporter une polémique. Celle-ci s’exprime par une remise en cause du jugement d’autres membres de la communauté AlloCiné ayant exprimé un avis jugé trop favorable ou, à l’inverse, trop critique. Cette intégration de l’avis de membres de la communauté témoigne de divergences importantes entre critiques amateurs. Elle confirme l’étude menée par Pasquier et Beaudouin40 sur les critiques amateurs de films du site AlloCiné. En prenant en effet position contre d’autres internautes, certains critiques amateurs engagent une confrontation de points de vue qui traduit non seulement une interprétation différenciée de la série, mais aussi la volonté, déjà constatée par Pinch et Kesler41 dans leur analyse des critiques sur Amazon, de défendre 24 heures chrono. Derrière la rédaction d’un avis, l’internaute revendique la compréhension juste de la série et fustige les autres interprétations.

L’analyse du corpus montre aussi le recours fréquent à des termes empruntés à la langue anglaise, qu’il s’agisse – entre autres – de termes techniques (cliffhanger, split screen), de mots orthographiés en anglais (« hero », « serie », « action guys »…), de superlatifs (« the best »), de la revendication du statut de fan (« total addict »), de l’usage du nom original de la série (« 24 » et non 24 heures chrono) ou d’autres séries (GoT, SKINS, The Event, The Mentalist, Walker Texas Ranger…).

24 ? Rien que d’entendre le nom de cette série me donne des frissons. j’adore. Cette série est une révolution intensité, action et suspense réunis : un cocktail explosif. 24 pour moi… THE BEST SERIES EVER. (Un visiteur)

Je viens de me refaire les 9 saisons de 24 et le téléfilm entre la saison 6 et 7. Quelle série ! Cette série est culte ! Une des meilleures séries des années 2000 et parmi les meilleures séries de tous les temps ! Alors oui rempli de clichés et de facilités, mais bon sang quel kiffe ! Et quel personnage ce Jack_Bauer ! Il ne restera pas aussi culte que Walker Texas Ranger, mais damn it quel personnage ! Niveau saison la meilleure reste pour moi la saison 5 avec un final étouffant et époustouflant ! GoT se targue d’être la première série à tuer quand il veut ses personnages principaux. Ceux qui disent ça n’ont pas vu 24 ! Car bon… à la fin… il ne reste pas grand monde… Du suspense insoutenable, une timeline en live avec split scren, des personnages forts, de l’action à foison, Jack_Bauer, bref tous les ingrédients d’une série culte ! (Jean-Marie B., 29 critiques)

Sur le plan formel, les commentaires des critiques « amateurs » sur le site AlloCiné sont ainsi caractérisés par l’expression d’un point de vue personnel dans lequel le recours à des connaissances sérielles, à des techniques visuelles graphiques accompagne des jugements écrits majoritairement enthousiastes sur la série.

IV. Analyse lexico-sémantique de la critique « amateur »

Après avoir esquissé une présentation générale des spécificités présentes dans le corpus des commentaires des critiques « amateurs », nous nous proposons d’examiner de façon plus approfondie les textes rédigés. Nous utilisons la version en open source Iramuteq42 du logiciel Alceste afin d’analyser le contenu textuel des critiques. Reproduisant la méthodologie employée par Pasquier et Beaudouin43, nous construisons « une typologie des critiques sur la base des cooccurrences de vocabulaire ». Pour ce faire, nous intégrons l’ensemble des 758 commentaires en ligne. Après une première lecture attentive de ce corpus « brut », nous supprimons trois textes présents en double, bien que sous différentes identités numériques. Les 755 commentaires analysés ont fait l’objet d’un travail important de corrections visant à remédier à certains problèmes inhérents à la pratique de l’écriture « électronique »44) : fautes d’orthographe (exemples : « exellente », voire « éxélent » pour excellent.e, « séri » pour « série »), contractions, écriture phonétique (« g pa » pour « je n’ai pas »). Ce travail est obligatoire afin de conduire une étude lexico-sémantique du corpus. Dans un premier temps, nous corrigeons donc les fautes identifiées par le traitement de texte (noms communs, verbes, adjectifs identifiés en rouge), puis nous utilisons un deuxième logiciel (Antidote) afin de diminuer le nombre très important (plus de 5000) d’erreurs de typographie et fautes de grammaire. Cette étape est réalisée dans le respect d’une double contrainte : uniformisation de la graphie et respect de la formulation originelle des commentaires. Il s’agit donc de faciliter le travail du logiciel tout en ne modifiant pas les avis déjà écrits. Nous séparons ensuite le corpus formé par les critiques amateurs inscrits sur le site AlloCiné (que nous désignons sous l’expression de « communauté AlloCiné ») et un deuxième groupe rassemblant les internautes qui ne sont pas inscrits sur le site (les « critiques visiteurs »). À l’intérieur du corpus des commentaires rédigés par la communauté AlloCiné, nous créons un fichier rassemblant les commentaires des membres du Club 300. Nous avons converti les deux fichiers au format txt, puis les avons importés dans le logiciel Iramuteq. L’étude conduite est donc une analyse lexico-sémantique portant sur les commentaires de trois groupes de critiques amateurs. Nous ne nous intéressons pas à une donnée importante : le pseudonyme (y compris le choix de photos)45.

A. La communauté des critiques AlloCiné

L’analyse statistique du corpus des commentaires des critiques amateurs inscrits sur le site AlloCiné compte 49060 occurrences et 2931 hapax. Les 10 formes actives les plus fréquentes sont « série » (1066 occurrences), « saison » (844 occurrences), « je » (641), « on » (460), « Jack Bauer » (369), « il » (352), « c’est » (289), « épisode » (241), « voir » (227), « action » (224). L’utilisation du concordancier nous montre qu’elles appartiennent à des champs différents. Pour évoquer 24 heures chrono, les critiques inscrits sur le site AlloCiné utilisent donc le plus fréquemment le héros principal de la série (Jack Bauer), des termes constitutifs de la production sérielle (saison, épisode), des expressions visant à expliciter (c’est, il) ainsi que des pronoms personnels à la première personne du singulier et du pluriel.

Nuage de points

Fig. 2 . Nuage de points représentant les formes actives les plus citées dans les commentaires sur 24 heures chrono rédigés par des critiques « amateurs » inscrits sur le site AlloCiné (n=670).

1. L’Analyse De Similitudes (ADS)

Représentée sur la figure 1, l’Analyse De Similitudes (ADS) montre une centralité basée sur une communauté à valence « neutre » et « positive ». L’opinion de la communauté AlloCiné sur 24 heures chrono se fonde d’abord sur le rappel qu’il s’agit d’une série dont les qualités sont multiples. Celles-ci peuvent être liées à sa construction (rebondissement, suspense, action, scénario), à sa diffusion (épisode, saison), à la pratique de visionnage (voir), à une appréciation globale laudative (excellent, incroyable, meilleur) ou à son personnage central (Jack Bauer, personnage). 24 heures chrono est donc perçue principalement comme une fiction sérielle dont l’enquêté met en avant le travail de conception. L’utilisation de « Jack Bauer » dans le corps des avis rédigés par ce groupe de critiques « amateurs » montre l’importance du héros principal, non seulement dans la valorisation des qualités intrinsèques de la série, mais aussi dans sa critique. Mentionner Jack Bauer ne signifie pas mettre l’agent de la CTU sur un piédestal. Cette pratique tend au contraire à souligner « l’identification réductrice » de la série à son héros. Cette « identification réductrice »46 peut conduire à ne pas mentionner la série, mais à se livrer à une exégèse des actions, comportements et agissements du personnage ou à s’interroger sur la plausibilité de ceux-ci et leurs répercussions sur le public.

Poursuivant notre analyse au sein de communautés lexicales périphériques et utilisant un concordancier dans le corpus, on peut s’apercevoir que les commentaires de ce groupe de critiques amateurs se caractérisent par trois éléments structurants. Le premier a trait à l’utilisation répétée du pronom personnel de la première personne (« je ») dans le corps de leurs avis. L’avis du critique inscrit sur le site AlloCiné est un exercice individuel dans lequel il engage son opinion. Il y défend notamment la qualité de la série (de façon parfois dithyrambique, parfois nuancée) ou y argumente la plausibilité de la série au travers d’une analyse des actions des personnages principaux. Dans ces textes, souvent longs, l’internaute déploie une connaissance sérielle, un savoir interdisciplinaire ainsi qu’une connaissance de la politique intérieure et extérieure des États-Unis qu’il intègre dans son argumentation. Une deuxième communauté lexicale importante a trait à une spécificité de la production sérielle : « la saison ». Ce terme relatif à la structuration de la diffusion de la série sert à contextualiser l’opinion de l’internaute. Celui-ci ne parle alors pas de manière générale, mais s’exprime par rapport à une ou plusieurs saisons spécifiques. La troisième communauté lexicale périphérique sert à décrire des actions dans la série ou à mentionner les qualités de la série.

Analyse de similitudes

Fig. 3. Analyse de Similitudes des commentaires sur 24 heures chrono rédigés par des critiques « amateurs » inscrits sur le site AlloCiné (n=670).

2. La Classification Hiérarchique Descendante (CHD)

La Classification Hiérarchique Descendante identifie quatre classes de formes distinctes sur 84 % des formes analysées. Une première branche regroupe trois classes qui comptabilisent plus de 80% des effectifs (83,4 %). Ayant un effectif de 30,7 %, la classe 1 (en rouge sur la figure 4), relève d’une réception laudative centrée sur la mise en avant des qualités de conception et d’interprétation. Elle se situe au sein d’une même sous-branche avec la classe 3 (en bleu) dont l’effectif s’élève à 16,4 %. Celle-ci relève aussi d’une réception laudative qui met l’accent sur l’innovation apportée par la série. Rattachée à ce même ensemble, la classe 2 (en vert) qui comptabilise le plus grand effectif (36,7 %) est centrée sur la dimension individuelle structurante de la critique rédigée par l’internaute, que ce soit pour décrire ses pratiques de visionnage ou détailler la manière dont elle/il regarde la série. Sur une autre branche se trouve la classe 4. Celle-ci comptabilise le plus petit effectif (16,2 %). Elle est centrée sur certains éléments de la série (personnages, ennemis), sur la fonction attribuée à Jack Bauer (sauver, unir) ou sur les lieux géographiques de la série.

Dendrogrammes de la Classification Hiérarchique Descendante

Fig. 4. Dendrogrammes de la Classification Hiérarchique Descendante des commentaires sur 24 heures chrono rédigés par les critiques « amateurs » inscrits sur le site AlloCiné (n=670).

3. Analyse Factorielle de Correspondances (AFC)

L’Analyse Factorielle de Correspondances nous permet d’approfondir nos premiers résultats. Elle sépare la quatrième classe (en violet sur la figure 5) centrée sur les éléments constitutifs de la série d’avec les trois autres classes majoritaires. Elle sépare ensuite la classe relative à la dimension individuelle de la critique des classes relatives à la réception de la série et à la mise en avant des qualités intrinsèques de la série. Les deux facteurs principaux permettent donc de montrer la co-présence de classes de nature différente : une classe relative à la dimension individuelle, une classe relative aux éléments constitutifs de la série et deux classes relatives à la réception de la série (et à la mise en valeur de ses qualités intrinsèques).

Analyse Factorielle de Correspondances

Fig. 5. Analyse Factorielle de Correspondances relatives aux commentaires sur 24 heures chrono rédigés par les critiques « amateurs » inscrits sur le site AlloCiné (n=670).

B. Les visiteurs

Le deuxième groupe étudié est celui composé par les critiques « amateurs » visiteurs. Ceux-ci ne sont pas inscrits sur le site, mais ont rédigé une – seule – critique sur le site AlloCiné, laquelle porte sur 24 heures chrono. Désignés sous l’appellation de « visiteurs », ils sont au nombre de 85. L’analyse statistique du corpus formé par les commentaires de ces critiques amateurs visiteurs recense 5402 occurrences et 994 hapax. Les formes actives les plus courantes sont « série » (129), « je » (107), « saison » (94), « il » (43), « on » (41), « c’est » (38), « suspense » (36), « voir » (32), « action » (30), « meilleur » (30). L’utilisation du concordancier nous montre qu’elles servent principalement à décrire la série de manière positive (suspense, action, meilleur), à décrire de manière factuelle (série, saison) et à expliciter un point de vue défini (je) ou indéfini (on).

Nuage de points

Fig. 6. Nuage de points représentant les formes actives les plus citées dans les commentaires sur 24 heures chrono rédigés par les critiques visiteurs du site AlloCiné (n=85).

1. L’Analyse De Similitudes (ADS)

L’ADS montre une centralité basée sur une communauté à valence « neutre » et « positive ». L’avis de ce groupe se caractérise par l’association de la série américaine à une description positive ou superlative (meilleur, génial, suspense, rebondissement), à la prise en compte de ses composantes (Jack Bauer, acteur, scénario, épisode). L’analyse des communautés périphériques permet de mettre à jour l’importance de la dimension individuelle (je) dans les commentaires des critiques visiteurs qui se positionnent notamment en tant que fans affirmant « aimer » la série ou son héros. Une autre communauté périphérique montre notamment l’importance de la dimension compulsive que comporte le visionnage de la série. Le concordancier montre ainsi que le verbe « arrêter » est surtout utilisé pour marquer l’impossibilité d’arrêter de regarder la série (« impossible de s’arrêter », « on ne s’arrête plus »…). La locution verbale « il y a » constitue une autre communauté lexicale qui sert à lister les qualités ou, parfois, les défauts repérés par le critique amateur. Enfin, on constate que l’expression désignant l’un des aspects formels centraux de la série (le « temps réel ») constitue une communauté lexicale autonome.

Analyse De Similitudes relatives aux commentaires sur 24 heures chrono

Fig. 7. Analyse De Similitudes relatives aux commentaires sur 24 heures chrono rédigés par les critiques visiteurs du site AlloCiné (n=85).

2. La Classification Hiérarchique Descendante (CHD)

La Classification Hiérarchique Descendante donne à voir cinq classes de formes actives sur les 69 % de formes analysées. La classe (en vert sur la figure 8) relevant de la dimension individuelle comptabilise le plus grand effectif (23,9 %). Elle se situe sur la même branche que la classe (en gris) centrée sur la réception positive de la série (17,9 %). Le regroupement de ces deux branches se situe au même niveau qu’une classe (en rouge) centrée sur une réception de la série marquée par les émotions suscitées par son visionnage (21,4 %). Dernière branche de cet ensemble, la classe (en bleu) qui comptabilise 22,2 % des effectifs est centrée sur la prise en compte – souvent positive – des personnages de la série. Isolée par rapport aux quatre classes précédemment évoquées, la classe en violet est centrée sur la réception de la série au travers de l’appréciation superlative de la série. Elle comptabilise 14,5 % des effectifs.

Dendrogrammes de la Classification Hiérarchique Descendante relative aux commentaires sur 24 heures chrono

Fig. 8. Dendrogrammes de la Classification Hiérarchique Descendante relative aux commentaires sur 24 heures chrono rédigés par les critiques visiteurs du site AlloCiné (n=85).

3. Analyse Factorielle de Correspondances (AFC)

L’AFC permet de compléter notre interprétation. Elle permet de montrer la proximité entre trois classes : la classe centrée sur la dimension individuelle de la critique, la classe centrée sur la réception de la série (émotions) et celle centrée sur les qualités intrinsèques de la série. Elle montre aussi l’opposition entre la classe centrée sur la réception superlative de la série (en violet) et celle centrée sur la prise en compte des personnages de la série (en bleu).

Analyse Factorielle de Correspondances relatives aux commentaires sur 24 heures chrono

Fig. 9. Analyse Factorielle de Correspondances relatives aux commentaires sur 24 heures chrono rédigés par les critiques visiteurs du site AlloCiné (n=85).

C. Les membres du Club 300

Nous terminons notre analyse lexico-sémantique par l’étude d’un groupe élitiste au sein de la communauté AlloCiné : les membres du Club 300. Les effectifs de celui-ci sont très réduits (i.e. il n’y a que 15 internautes dudit club dans notre étude qui ont évalué et écrit un avis sur 24 heures chrono). Les 10 formes actives les plus citées sont « série » (22 occurrences), « on » (20), « action » (15), « s’» (12), « saison » (12), « il » (9), « suspense » (9), « temps » (9), « voir » (9). L’utilisation du concordancier nous montre que ces termes appartiennent principalement à trois champs distincts : valorisation de qualités intrinsèques du show (action, suspense), rappel factuel (série), temporalité de la réception (temps, voir).

Nuage de points représentant les formes actives citées dans les commentaires sur 24 heures chrono

Fig. 10. Nuage de points représentant les formes actives citées dans les commentaires sur 24 heures chrono rédigés par des membres du Club 300 du site AlloCiné (n=15).

1. L’Analyse De Similitudes

L’Analyse De Similitudes permet d’identifier trois communautés lexicales à valences « centrales » et « positives ». La première permet à l’internaute de décrire la série à travers la formulation d’un avis personnel et d’une comparaison favorable de celle-ci par rapport aux autres productions sérielles (« meilleur »). La lecture des communautés lexicales périphériques montre que l’avis des enquêtés s’appuie sur une prise en compte de l’action qui s’y déroule et dans laquelle évolue son héros principal (Jack Bauer) pendant une temporalité prolongée (« saison », « temps »). La prise en compte de l’action génère ainsi des émotions positives chez le critique (« suspense »). Enfin, dernière communauté lexicale, le pronom personnel indéfini (« on ») souligne l’intégration d’une dimension collective dans la rédaction de la critique de l’internaute. Son opinion n’est plus seulement celle d’un individu relatant un point de vue personnel, mais celui d’un.e critique qui, dans son commentaire, écrit au nom d’une collectivité élargie ou s’adresse à cette dernière.

Analyse De Similitudes relatives aux commentaires sur 24 heures chrono

Fig. 11. Analyse De Similitudes relatives aux commentaires sur 24 heures chrono rédigés par des membres du Club 300 du site AlloCiné (n=15).

2. La Classification Hiérarchique Descendante

L’AFC met en évidence l’existence de trois classes de formes distinctes sur les 79 % de formes analysées. La classe la plus importante (en bleu sur la figure 12) regroupe 36,4 % des effectifs. Elle est centrée sur la réception positive de la série au travers de la valorisation de ses qualités intrinsèques. Sur une autre branche, deux classes coexistent. Il s’agit de la classe 1 centrée sur l’appréciation personnelle de la série (34,1 %), tandis que la troisième et dernière classe (29,5 %) est centrée sur la temporalité, exprimant ainsi l’activité de visionnage et un jugement sur une donnée au centre du dispositif scénaristique de la série.

Dendrogrammes de la Classification Hiérarchique Descendante relative aux commentaires sur 24 heures chrono

Fig. 12. Dendrogrammes de la Classification Hiérarchique Descendante relative aux commentaires sur 24 heures chrono rédigés par des membres du Club 300 du site AlloCiné (n=15).

3. Analyse Factorielle de Correspondances

L’AFC permet d’étayer nos interprétations. Le deuxième facteur (44,76 %) sépare la classe consacrée à la dimension temporelle inhérente à la série et les deux autres classes. Le premier facteur (55,24 %) sépare la classe centrée sur l’appréciation de la série et celle relative à sa réception. Les segments relatifs aux épisodes, au héros principal et aux qualités superlatives montrent que si l’avis de ce groupe élitiste de critiques amateurs est favorable, il s’appuie sur la prise en compte des qualités intrinsèques de la série.

Analyse Factorielle de Correspondances relatives aux commentaires sur 24 heures chrono

Fig. 13. Analyse Factorielle de Correspondances relatives aux commentaires sur 24 heures chrono rédigés par des membres du Club 300 du site AlloCiné (n=15).

Si l’on compare à présent les groupes de critiques que nous avons délimités, plusieurs caractéristiques communes se dégagent, comme l’importance de la dimension personnelle (je) de l’expérience sérielle, mais aussi la mise en valeur du personnage principal (Jack Bauer) et de certaines qualités intrinsèques à la série (suspense, rebondissement, scénario). Ce résultat rejoint les constats sur les critiques amateurs réguliers formulés par la sémiologue Laurence Allard selon laquelle ces critiques se caractérisent d’abord par un « rapport émotionnel ou intellectuel »47 puis par le développement d’un discours « autour des qualités intrinsèques »48 de la série. La pratique de la critique amateur ne se traduit donc pas par un renoncement à l’expression d’une appréciation subjective argumentée. On peut toutefois remarquer que l’avis des membres du Club 300 tend à remplacer le pronom personnel « je » par le pronom indéfini neutre « on »49 pouvant désigner aussi bien une personne précise qu’un collectif. Ce résultat, qu’il convient de tempérer en raison de la répartition déséquilibrée des effectifs entre les trois groupes étudiés, tend à suggérer l’existence d’une hiérarchie du décentrement au sein des critiques amateurs qui existe entre critique « amateurs » et critiques « experts ». Plus l’écriture se professionnalise, plus le critique cesse d’écrire, de façon visible du moins, en son nom. Ce résultat confirme le constat déjà formulé par Pasquier50 à propos d’une hiérarchisation parmi les critiques amateurs qui évaluent des films sur AlloCiné.

L’analyse du corpus nous permet aussi de voir que la critique amateur de 24 heures chrono est un exercice d’évaluation qui se concentre surtout sur des éléments de réception. L’internaute émet un jugement sur 24 heures chrono en se fondant sur les conditions de visionnage, sur les qualités de la série et peut conseiller ou déconseiller à son lectorat de regarder la série. Il s’agit davantage donc de mettre en avant des émotions ou une réflexion sur le réalisme de la série plutôt que d’engager un débat sur les enjeux éthiques et moraux soulevés par la série américaine. Ainsi, la majorité des internautes préfère « transmettre leur interprétation »51, écrire sur l’absence de réalisme des faits et gestes de Jack Bauer, comparer la série par rapport aux autres, plutôt que d’écrire un commentaire, ou de s’engager dans un débat de philosophie morale ou politique. L’absence de confrontations directes, attestées par la présence de commentaires répondant directement à un commentaire précédent, donne ainsi naissance à une cartographie individualisée de la réception de la série.

L’analyse des notes et avis rédigés sur le site AlloCiné permet en outre de mettre en avant l’appréciation globale très positive à l’égard de la série. Plus des deux tiers des internautes ayant laissé un commentaire sur le site AlloCiné lui attribuent une note maximale, tandis que seulement 10 % d’entre eux lui attribuent une note inférieure à 2 sur 5. On observe néanmoins une différence entre le groupe de critiques élitistes (du Club 300) et les deux autres groupes. Les membres du Club 300 – dont l’effectif est très restreint – lui attribuent en effet la note la plus faible (3,7 sur 5).

Cette première analyse achoppe cependant sur l’existence de limites dans le système de notes d’AlloCiné. Complémentaire de l’étude des notes des internautes, l’analyse des commentaires rédigés par les critiques amateurs inscrits sur le site permet d’approfondir l’engouement pour cette série. Celui-ci s’explique par deux éléments structurants. Le critique amateur rédige souvent un avis personnel, argumenté qui repose sur un compte rendu de pratique de visionnage et d’activité de réception centrée sur les qualités intrinsèques de la série. La rédaction d’un avis est un témoignage dans lequel la dimension individuelle traduit l’engagement personnel de l’internaute. Il s’agit aussi de valoriser la série en la comparant à d’autres séries ou de vanter ses qualités intrinsèques (par exemple le soin apporté à l’écriture des personnages secondaires). Enfin, l’étude spécifique du groupe élitiste plus restreint du Club 300 montre une substitution du « je » par un pronom indéfini impersonnel (on). Cette différence suggère la mise à distance d’une opinion personnelle chez les critiques « amateurs » qui professionnalise leur écriture, leur jugement étant par ailleurs valorisé par le site.

Deux limites doivent être formulées à cette typologie de la réception de 24 heures chrono. Premièrement, le travail d’interprétation lexico-sémantique repose sur une donnée « brute ». Nous sommes conduits à analyser un corpus fortement hétérogène tant par sa forme que par son contenu. L’utilisation d’un logiciel d’analyse de texte, bien que nécessaire, peut exacerber cette difficulté en uniformisant les opinions analysées. Si le logiciel Iramuteq permet en utilisant le logiciel Alceste52 d’interpréter efficacement un corpus textuel volumineux (œuvres littéraires, entretiens, tweets), son utilisation achoppe sur une série de difficultés générales, dont certaines ont été identifiées par Dalud-Vincent53. La deuxième limite est inhérente à un travail reposant sur un échantillon dont la population ne résulte pas d’une procédure statistique. En construisant une typologie à partir d’un corpus de commentaires préexistants, notre résultat doit être interprété avec prudence. Ne disposant pas d’informations sur les caractéristiques sociodémographiques des utilisateurs, si ce n’est des informations éparses (nombre de critiques, ancienneté sur le forum), il convient de renoncer à « tout espoir de représentativité au sens statistique du terme »54. Ce travail procède plutôt à notre sens d’une logique d’exploration monographique55 qui permet cependant d’appréhender les contours de la réception très positive d’une série sécuritaire auprès de critiques amateurs. Il montre – même si on n’a pas de données sur la représentativité du groupe – que la critique amateur sérielle est davantage centrée sur les pratiques de réception que sur l’engagement dans un débat quant aux enjeux éthiques et moraux présents dans la série.

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Notes

1. A. Pichard, dans « Récits et discours de l’après-11 Septembre : Homeland, illusion d’un anti-24 heures chrono ? » (Revue française d’études américaines 145(4), 2015, p. 159-171 [https://doi.org/10.3917/rfea.145.0159]), reprenant les propos de Maureen Ryan (« From Jack Bauer to Cylons, How Scripted Television Dealt with Sept. 11 », AOL TV, 2007, http://www.aoltv.com/2011/09/09/how-scripted-television-dealt-with-sept-11/) et d’Alan Sepinwall (« How TV reflected 9/11 », UPROXX, 2011, https://uproxx.com/sepinwall/how-tv-reflected-9-11/), montre que si la série n’a pas été conçue pour être un symbole de l’après 11 Septembre, le public l’a désigné ainsi (p. 160).

2. Parmi les travaux consacrés à 24 heures chrono, on peut citer le livre écrit par J.-B. Jeangène Vilmer, 24 heures chrono. Le choix du mal, Paris, P.U.F., 2012. Le philosophe consacre d’ailleurs un chapitre sur les débats entourant la série (« réalisme »/« irréalisme », « conservatisme et libéralisme ») et l’appartenance républicaine de l’un de ses créateurs (Surnow).

3. Selon J. Spino et D. D. Cummins, « Dans ce scénario, une bombe a été placée dans une ville par un terroriste et le seul moyen de la désamorcer avant son déclenchement est de torturer un terroriste afin d’obtenir des informations sur la bombe ». (« The ticking time bomb: When the use of torture is and is not endorsed », Review of Philosophy and Psychology 5(4), 2014, p. 543-563). La bombe permet ainsi de justifier l’utilisation de la torture (contre le terroriste).

4. Aux États-Unis, les 204 épisodes de la série sont diffusés de novembre 2001 à novembre 2008 et en 2014 (pour la dernière mini-saison), sur le réseau Fox.

5. Voir notamment : http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18634379.html.

6. O. Corten, « La banalisation de la torture comme un instrument de lutte contre le terrorisme : comme au cinéma ? », Revue interdisciplinaire d’études juridiques 79(2), 2017, p. 229-251; M. Terestchenko, Du bon usage de la torture : Ou comment les démocraties justifient l’injustifiable, Paris, La Découverte, 2008; P. Ide, « Pourquoi aimons-nous les séries télévisées ? Une exégèse selon les quatre sens de l’Écriture », Nouvelle revue théologique 142(3), 2020, p. 437-455.

7. T. Rabino, De la guerre en Amérique, Paris, Perrin, 2013.

8. A. Pichard, « Récits et discours de l’après-11 Septembre : Homeland, illusion d’un anti-24 heures chrono ? », Revue française d’études américaines 145(4), 2015, p. 159-171 [https://doi.org/10.3917/rfea.145.0159].

9. E. Alsultany, Arabs and Muslims in the Media : Race and Representation after 9/11, New York, NYU Press, 2012.

10. D. Johnson, « Neoliberal Politics, Convergence, and the Do-lt-Yourself Security of 24 », Cinema Journal 51(1), p. 149-154 |http://www.jstor.org/stable/41342288].

11. Dans un article publié en 2016 sur le site du journal Le Monde, Ursula Michel emploie au sujet de Kiefer Sutherland le terme de « vampirisation » pour signaler le poids que représente le rôle de Jack Bauer dans sa filmographie/sérigraphie https://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2016/10/15/series-americaines-quand-le-personnage-vampirise-l-acteur_5014248_1655027.html.

12. J. Mayer, « Whatever it takes. The politics of the man behind 24 », New Yorker, 2007, https://www.newyorker.com/magazine/2007/02/19/whatever-it-takes.

13. I. Duriez, « Quand 24 heures chrono donne des cours de torture », Libération, 2007, https://www.liberation.fr/medias/2007/02/20/quand-24-heures-chrono-donne-des-cours-de-torture_85443.

14. Nous reprenons ici la distinction que l’on trouve notamment chez D. Pasquier et V. Beaudouin (« Organisation et hiérarchisation des mondes de la critique amateur cinéphile », Réseaux 183(1), 2014 [https://doi.org/10.3917/res.183.0123]) entre la critique « expert » et la critique « amateur ». La première cherche à « objectiver » son opinion. Elle est surtout le fait de journalistes. Par opposition, la critique « amateur » est produite par des non professionnels (amateurs, fans…) D’autres chercheurs parlent de « profanes » (D. Cardon, La Démocratie Internet, Paris, Seuil, 2010) » ou de « quidams » (P. Flichy, Le sacre de l’amateur. Sociologie des passions ordinaires à l’ère numérique, Paris, Seuil, 2010).

15http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=58.html.

16https://www.imdb.com/title/tt0285331/.

17https://www.rottentomatoes.com/tv/24.

18. G. Frigoli, « Les deux rires de La Zoubida. Catégories et frontières ethno-raciales au sein d’un forum de discussion », Le Temps des médias 28(1), 2017, p. 75.

19. V. Beaudoin, D. Pasquier, « Organisation et hiérarchisation des mondes de la critique amateur cinéphile », Réseaux 183(1), 2014, p. 125 [https://doi.org/10.3917/res.183.0123].

20. T. Beauvisage, J.-S. Beuscart, V. Cardon, K. Mellet et M. Trespeuch., « Notes et avis des consommateurs sur le Web. Les marchés à l’épreuve de l’évaluation profane », Réseaux 177, 2013, p. 131-161 [https://doi.org/10.3917/res.177.0131].

21. N. Hu, P. A. Pavlou & J. Zhang, « Can Online Reviews Reveal a Product’s True Quality? Empirical Findings and Analytical Modeling of Online Wordof-Mouth Communication », EC‘06 Proceedings of the 7th ACMconference on Electronic commerce, p. 324-330 et « Overcoming the J-shaped distribution of product reviews », Commun ACM vol. 52, n° 10, p. 144-147.

22. W. W. Moe, M. Trusov, « The Value of Social Dynamics in Online Product Ratings Forums », Journal of Marketing Research 48(3), 2011, p. 444-456.

23. M. Verboord, « The Legitimacy of Book Critics in the Age of the Internet and Omnivorousness. Expert Critics, Internet Critics and Peer Critics in Flanders and the Netherlands », European Sociological Review 26(6), 2010, p. 623-637.

24. Pour une description du modèle économique d’AlloCiné, voir l’ouvrage de V. Baudoin, D. Pasquier et T. Legon, « Moi je lui donne 5/5 ». Paradoxes de la critique amateur en ligne, Paris, Presses des Mines, 2014 [https://doi.org/10.4000/books.pressesmines.2251].

25http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=58.html.

26. J.-M. Leveratto, L. Jullier, Cinéphiles et cinéphilie, Paris, Armand Colin, 2010.

27. M. Bourgatte, « Pour une analyse informatisée de la critique de cinéma. Ce que dit la critique de la structure du champ cinématographique », Questions de communication 31(1), p. 329 [https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.11167].

28. M. Bourgatte, « Pour une analyse informatisée de la critique de cinéma. Ce que dit la critique de la structure du champ cinématographique », Questions de communication 31(1), p. 329 [https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.11167].

29. D. Cardon, La Démocratie internet, Paris, Seuil, 2010.

30. M. Bourgatte, « Pour une analyse informatisée de la critique de cinéma. Ce que dit la critique de la structure du champ cinématographique », Questions de communication 31(1), p. 329 [https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.11167].

31 V. Beaudoin, D. Pasquier, « Organisation et hiérarchisation des mondes de la critique amateur cinéphile », Réseaux 183(1), 2014, p. 125 [https://doi.org/10.3917/res.183.0123].

32. Site internet AlloCiné : http://www.allocine.fr/.

33http://www.allocine.fr/club300/.

34. M. Mauss, « Essai sur le don », Sociologie et anthropologie, Paris, P.U.F., 1966.

35https://www.imdb.com/title/tt0285331/.

36https://www.rottentomatoes.com/tv/24.

37. Le site comprend 50 pages comprenant chacune 15 commentaires et 1 page regroupant 8 commentaires. Après vérification du corpus, nous avons supprimé trois commentaires qui étaient en double. http://www.allocine.fr/series/ficheserie-58/critiques/recentes/.

38. V. Beaudoin, D. Pasquier, « Organisation et hiérarchisation des mondes de la critique amateur cinéphile », Réseaux 183(1), 2014, p. 125 [https://doi.org/10.3917/res.183.0123].

39. T. Pinch, F. Kesler, How Aunt Ammy Gets Her Free Lunch : A Study of the Top-Thousand Customer Reviewers at Amazon.com, 2011, p. 1-90; C. Dellarocas, G. Gao R. Narayan, « Are Consumers More Likely to Contribute Online Reviews for Hit or Niche Products ? », Journal of Management Information Systems 27(2), 2010, p. 127-1582; T. Hennig-Thureau et al. , « Customer orientation of service employees : its impact on customer satisfaction, commitment, and retention », International Journal of Service Industry Management 15(5), 2004, p. 460-478; M. Dupuy-Salle, « Une analyse des phénomènes d’autopublication cinéphile sur Internet par le prisme des Sciences de l’Information et de la Communication. L’exemple des blogs de cinéma », Séminaire Sociologie et esthétique du cinéma, École Normale Supérieure, Paris, 15 mai 2012.

40. V. Beaudoin, D. Pasquier, « Organisation et hiérarchisation des mondes de la critique amateur cinéphile », Réseaux 183(1), 2014, p. 125 [https://doi.org/10.3917/res.183.0123].

41. T. Pinch, F. Kesler, How Aunt Ammy Gets Her Free Lunch : A Study of the Top-Thousand Customer Reviewers at Amazon.com, 2011, p. 1-90.

42. P. Ratinaud, « Visualisation chronologique des analyses Alceste : application à Twitter avec l’exemple du hashtag #mariagepourtous », Actes des 12 e Journées internationales d’analyse statistique des données textuelles, Paris, Inalco-Sorbonne nouvelle, 2014, p. 553-565.

43.V. Beaudoin, D. Pasquier, « Organisation et hiérarchisation des mondes de la critique amateur cinéphile », Réseaux 183(1), 2014, p. 135 [https://doi.org/10.3917/res.183.0123].

44. J. David et H. Goncalves, « L’écriture électronique, une menace pour la maîtrise de la langue ? », Le français aujourd’hui 156(1), 2007, p. 39-47.

45. Anne-Sophie Béliard dans un article analysant critique amateur et critique professionnelle dans les blogs de séries télévisées montre l’importance du pseudonyme puisque celui-ci constitue un des « marqueurs identitaires » des internautes. (A.-S. Béliard, « Jeux croisés entre critique amateur et critique professionnelle dans les blogs de séries télévisées », Réseaux 183(1), 2014, p. 95-121, p. 100 [https://doi.org/10.3917/res.183.0093]).

46. A. Diallo, Cristiano, Lionel, Angelina, Gérard et les Français. La rémunération des stars au prisme de la justice sociale, thèse de doctorat soutenue à l’EHESS, Paris, 2018.

47. L Allard, « Cinéphiles, à vos claviers ! Réception, public et cinéma », Réseaux 99, 2000, p. 131-168 [https://doi.org/10.3406/reso.2000.2198].

48. L Allard, « Cinéphiles, à vos claviers ! Réception, public et cinéma », Réseaux 99, 2000, p. 131-168 [https://doi.org/10.3406/reso.2000.2198].

49. M. Grevisse et A. Goose, Le Bon Usage, Gembloux, Duculot, 2008.

50. D. Pasquier, V. Beaudouin, T. Legon, « Moi, je lui donne 5/5 ». Paradoxes de la critique amateur en ligne, Paris, Presses des Mines, 2014.

51. V. Beaudoin, D. Pasquier, « Organisation et hiérarchisation des mondes de la critique amateur cinéphile », Réseaux 183(1), 2014, p. 138 [https://doi.org/10.3917/res.183.0123].

52. M. Reinert, « Une méthode d’analyse des données textuelles et une application : Aurélia de G. de Nerval », Bulletin de méthodologie sociologique 26, 1990, p. 24-54 ; M. Reinert, « La tresse du sens et la méthode “Alceste”. Application aux Rêveries du promeneur solitaire », Journées Internationales d’Analyse statistique des Données Textuelles, Lausanne, 2000, http://lexicometrica.univ-paris3.fr/jadt/jadt2000/pdf/31/31.pdf; M. Reinert, « Alceste, une méthode statistique et sémiotique d’analyse de discours; application aux Rêveries du promeneur solitaire », La Revue Française de Psychiatrie et de Psychologie Médicale V, 49, octobre 2001, p. 32-36.

53. M. Dalud-Vincent, « Alceste comme outil de traitement d’entretiens semi-directifs : essai et critiques pour un usage en sociologie », Langage et société 135(1), 2011, p. 14.

54. G. Frigoli, « Les deux rires de La Zoubida. Catégories et frontières ethno-raciales au sein d’un forum de discussion », Le Temps des médias 28(1), 2017, p. 78.

55. G. Frigoli, « Les deux rires de La Zoubida. Catégories et frontières ethno-raciales au sein d’un forum de discussion », Le Temps des médias 28(1), 2017, p. 78.

Citation

Alexandre Diallo, « 24 heures chrono dans les mots des internautes : notes et commentaires du site AlloCiné », dans Sylvie Allouche (éd.), 24 heures chrono, naissance du genre sécuritaire ? Archive ouverte J. Vrin, visité le 29 novembre 2022, https://archive-ouverte.vrin.fr/item/diallo_24_heures_chrono_dans_les_mots_des_internautes_notes_et_commentaires_du_site_allocine_2021

Auteur

Alexandre Diallo est lecturer à l’Université Erasme de Rotterdam et ancien chercheur post-doctoral de l’ERC Advanced Grant DEMOSERIES, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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